Savoir, connaissance et compétence

Les notions de savoir, connaissance et compétence sont souvent confondues, alors qu’elles renvoient à des réalités différentes. Comprendre leur distinction permet de mieux saisir ce que signifie réellement apprendre et comment les élèves mobilisent leurs acquis dans des situations variées, notamment en mathématiques.

Lire l'article

Savoir, connaissance et compétence

Mots-clés : savoir, connaissance, compétence, apprentissage, mobilisation des connaissances.

Les termes savoir, connaissance et compétence sont très souvent utilisés dans le domaine de l’éducation. Ils semblent parfois proches ou interchangeables, mais ils renvoient en réalité à des notions distinctes. Les confondre peut conduire à des malentendus sur ce que signifie réellement apprendre et sur ce que l’on attend des élèves.

Comprendre ces différences permet de mieux analyser les situations d’enseignement, de clarifier les objectifs d’apprentissage et d’interpréter plus précisément les réussites ou les difficultés rencontrées par les élèves.

Définitions et distinctions

Le savoir désigne un contenu structuré et reconnu socialement. Il correspond à des connaissances formalisées et stabilisées dans une discipline. Par exemple, une propriété mathématique, une définition ou une méthode constituent des savoirs tels qu’ils sont présentés dans les programmes ou les manuels.

La connaissance correspond à l’appropriation personnelle de ces savoirs par un individu. Elle renvoie à la manière dont un élève comprend, interprète et organise ces éléments dans son propre raisonnement.

La notion de compétence a notamment été développée dans les travaux de Gérard Vergnaud. Une compétence correspond à la capacité de mobiliser des savoirs et des connaissances pour agir efficacement dans une situation donnée. Elle suppose de sélectionner des outils pertinents, de les combiner et de les adapter à un problème.

Exemples concrets en mathématiques

Exemple 1 – Une propriété mathématique.
Une propriété est présentée et mémorisée : il s’agit d’un savoir. Lorsqu’un élève comprend pourquoi elle fonctionne et peut l’expliquer, elle devient une connaissance. Lorsqu’il est capable de l’utiliser pour résoudre un problème nouveau, il manifeste alors une compétence.

Exemple 2 – Résolution de problème.
Un élève peut connaître plusieurs techniques de calcul. Tant qu’il les applique uniquement dans des exercices très guidés, il mobilise surtout des savoirs. Lorsqu’il choisit lui-même une stratégie adaptée à une situation nouvelle, en combinant différentes notions, il met en œuvre une compétence.

Idées reçues fréquentes

Accumuler des savoirs suffit à développer des compétences.
Posséder de nombreux savoirs ne garantit pas la capacité à les utiliser dans des situations variées. Sans entraînement à la mobilisation et à l’adaptation, ces savoirs peuvent rester inertes.

Les compétences remplacent les savoirs.
Les compétences ne remplacent pas les savoirs : elles reposent au contraire sur eux. Une compétence suppose toujours la mobilisation de connaissances et de méthodes.

À retenir

  • Le savoir correspond à un contenu structuré et reconnu dans une discipline.
  • La connaissance est l’appropriation personnelle de ce savoir.
  • La compétence consiste à mobiliser ces éléments dans une situation donnée.
  • Apprendre ne signifie pas seulement acquérir des savoirs, mais savoir les utiliser.

Pin It on Pinterest

Share This